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Contrats commerciaux et bail commercial : les règles à connaître

Bail commercial, conditions générales de vente, agent commercial, clauses sensibles : ce que dit le contrat, et ce que la loi impose.

Un contrat entre professionnels n'a pas besoin d'être long pour être solide, mais il doit remplir certaines conditions de fond et prévoir des clauses précises, faute de quoi une clause peut être écartée par le juge. Ce guide rassemble les règles applicables aux contrats commerciaux, au bail commercial et aux clauses qui protègent le plus une entreprise face à un partenaire qui n'exécute pas ses obligations.

Ce qui rend un contrat entre professionnels valable

Un contrat commercial n'est valable que si trois conditions cumulatives sont réunies, énumérées par l'article 1128 du Code civil : le consentement des parties, leur capacité de contracter, et un contenu licite et certain. Le consentement doit être libre et éclairé, donné sans pression extérieure et en connaissance de cause. Il est vicié, et le contrat encourt la nullité, lorsqu'il a été obtenu par erreur, par dol ou par violence. La capacité de contracter est présumée pour toute personne physique ou toute entreprise dûment constituée, sauf exception prévue par la loi, comme pour un mineur non émancipé. Le contenu du contrat doit enfin être licite, c'est-à-dire ne pas déroger à l'ordre public, et certain, c'est-à-dire porter sur une prestation déterminée ou déterminable et réalisable.

La liberté contractuelle permet à deux professionnels de choisir librement leur cocontractant et de déterminer le contenu et la forme de leur accord, dans les limites fixées par la loi. Un contrat commercial peut donc, en principe, rester purement verbal : l'écrit n'est pas systématiquement exigé pour la validité de l'accord. En pratique, un écrit reste presque toujours nécessaire, parce qu'il fixe la preuve de ce qui a été convenu, et parce que certains contrats, comme le bail commercial de plus de douze ans ou une convention entre un fournisseur et un distributeur, sont soumis à un formalisme spécifique. Un contrat qui ne correspond à aucune catégorie prévue par un texte, dit contrat innommé, comme le contrat de distribution exclusive, reste tout aussi valable qu'un contrat nommé, mais son interprétation en cas de litige dépend davantage de la rédaction précise de ses clauses.

Certains contrats entre professionnels doivent en plus respecter un formalisme précontractuel. Lorsqu'un fournisseur et un distributeur négocient les bases de leur relation commerciale, cette négociation doit être conduite de bonne foi et formalisée dans une convention écrite, sous la forme d'un document unique ou d'un contrat-cadre complété par des contrats d'application. Un manquement à la bonne foi dans cette phase peut engager la responsabilité de la partie fautive, même avant toute signature.

Le bail commercial

Le bail commercial est le contrat de location d'un local où s'exerce une activité commerciale, industrielle ou artisanale, à condition qu'un fonds de commerce y soit exploité. Quatre conditions cumulatives déclenchent le statut protecteur des baux commerciaux : l'existence d'un contrat de bail, un local à usage commercial, artisanal ou industriel, l'exploitation effective d'un fonds de commerce, et l'immatriculation du locataire au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des entreprises. Ce statut donne au locataire le droit au renouvellement du bail au bout de neuf ans, sauf refus du bailleur assorti d'une indemnité d'éviction, et la possibilité de demander la révision du loyer tous les trois ans ou selon une clause d'échelle mobile prévue au contrat. La durée du bail ne peut jamais être fixée en dessous de neuf ans, mais le locataire garde le droit de donner congé à l'expiration de chacune des trois périodes triennales, sauf clause contraire réservée à certaines activités.

Il n'existe pas de forme obligatoire pour conclure un bail commercial : il peut être verbal, écrit sous seing privé, ou notarié. Un bail verbal reste risqué, car il ne transmet pas certaines informations, en particulier les informations environnementales et le montant respectif des charges. La rédaction par un notaire devient obligatoire dans deux cas précis : lorsque la durée du bail dépasse douze ans, et lorsque le bail concerne un débit de boissons, c'est-à-dire un bar, un restaurant, un supermarché, une épicerie ou un caviste. Pour donner congé à l'échéance d'une période triennale, le locataire doit respecter un préavis d'au moins six mois avant l'expiration de cette période, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte de commissaire de justice. Le bailleur, de son côté, doit faire délivrer son congé par un commissaire de justice au moins six mois avant la fin du bail, pour le dernier jour du trimestre civil, faute de quoi il se poursuit dans les mêmes conditions.

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L'erreur qui coûte cher

Donner congé sans respecter le formalisme du Code de commerce, en particulier le préavis minimal de six mois et le mode d'envoi requis (lettre recommandée avec accusé de réception ou acte de commissaire de justice selon les cas), expose à voir le congé jugé sans effet. Le bail se poursuit alors dans les mêmes conditions, et le loyer continue de courir parfois plusieurs mois de plus que prévu.

Le bail commercial doit préciser le loyer, sa date de paiement, le mode de révision retenu, la répartition des charges, et les conditions pour donner congé. Il doit surtout être accompagné de plusieurs annexes, dont l'absence peut fragiliser le contrat en cas de litige.

AnnexeContenuPrécision
État des lieuxÉtat du local à l'entrée et à la sortieObligatoire ; à défaut d'accord amiable, établi par un commissaire de justice, frais partagés par moitié
Inventaire des charges, impôts, taxes et redevancesRépartition précise et limitative entre bailleur et locataireObligatoire pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 5 novembre 2014
État des travauxTravaux réalisés les 3 dernières années et prévus pour les 3 années suivantesCommuniqué tous les 3 ans dans les 2 mois suivant chaque échéance triennale
Diagnostic de performance énergétique (DPE)Performance énergétique du localObligatoire, sauf exceptions limitées (constructions provisoires, petits locaux indépendants)
État des risquesRisques naturels, miniers et technologiquesDocument de moins de 6 mois
Annexe environnementaleObligations environnementales du bailleur et du locataireUniquement pour un local de plus de 2 000 m² à usage de bureaux ou de commerce

Pour un bail conclu ou renouvelé à compter du 26 mai 2026, le dépôt de garantie et les autres garanties demandés au locataire d'un local de commerce ou de prestations de services sont en plus obligatoirement plafonnés à un trimestre de loyers, dès lors que ce local ouvre droit à la mensualisation du loyer. La rédaction du bail n'est soumise à aucune publication obligatoire, mais les parties peuvent choisir de l'enregistrer auprès du service des impôts pour lui donner une date certaine et le rendre opposable aux tiers, moyennant un droit fixe prévu par le Code général des impôts. Cet enregistrement n'est pas une condition de validité du contrat, qui lie les parties dès la signature, mais il devient pertinent dès qu'un tiers, comme un repreneur ou un créancier, pourrait contester l'existence ou la date du bail.

Lorsque le bailleur refuse de renouveler le bail à son échéance, sans motif grave et légitime, il doit en principe verser une indemnité d'éviction couvrant l'intégralité du préjudice causé par ce refus. Cette indemnité se compose d'une indemnité principale, de remplacement ou de déplacement selon que le fonds de commerce disparaît ou peut être transféré ailleurs, et d'indemnités accessoires, comme les frais de déménagement. Le locataire a le droit de rester dans les lieux tant que cette indemnité n'a pas été intégralement réglée, ce qui peut prolonger l'occupation de plusieurs mois.

Révision du loyer et charges

Le montant initial du loyer d'un bail commercial est fixé librement par les parties : le bailleur n'est pas tenu par le loyer payé par le locataire précédent. En cours de bail, le loyer peut être révisé selon la révision triennale, dite révision légale, à la demande de l'une des parties, tous les trois ans après l'entrée dans les locaux, un renouvellement ou la précédente révision. Cette révision n'est pas automatique : c'est un droit à exercer, en général par lettre recommandée avec accusé de réception, en précisant le montant du loyer demandé. Le calcul s'appuie sur l'indice des loyers commerciaux, pour une activité commerciale ou artisanale, ou sur l'indice des loyers des activités tertiaires pour les autres activités. Sauf preuve d'une modification notable des facteurs locaux de commercialité, la hausse ou la baisse issue de cette révision triennale ne peut pas dépasser la variation de cet indice depuis la dernière fixation du loyer.

Le bail peut aussi prévoir une clause d'échelle mobile, souvent annuelle, qui indexe automatiquement le loyer sur un indice choisi par les parties, sans qu'il soit nécessaire d'en faire la demande. Certains baux, dans les centres commerciaux notamment, prévoient une clause recette, qui fait varier une partie du loyer selon le chiffre d'affaires du locataire, en plus d'une partie fixe appelée loyer minimum garanti. Le plafonnement de la révision triennale peut sauter dans plusieurs cas : une modification des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné une variation de plus de 10 % de la valeur locative, une clause du bail liée à sa durée, ou un changement d'activité du locataire ; le loyer est alors fixé à la valeur locative du marché, sous réserve, en cas de modification des facteurs locaux de commercialité, d'un lissage qui limite la hausse à 10 % du loyer payé l'année précédente. En cas de désaccord sur le loyer révisé, les parties peuvent saisir gratuitement la commission de conciliation des baux commerciaux avant, si besoin, de porter le litige devant le président du tribunal judiciaire, assistées d'un avocat.

La répartition des charges entre bailleur et locataire doit obligatoirement figurer dans un inventaire précis et limitatif inséré au bail ou en annexe ; sans cet inventaire, le bailleur ne peut facturer aucune charge. Les grosses réparations touchant à la structure du bâtiment restent toujours à la charge du bailleur. Les dépenses d'entretien et de réparations courantes, dites charges locatives, restent toujours à la charge du locataire. Entre les deux, certaines taxes, comme la taxe foncière, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ou la taxe annuelle sur les bureaux en Île-de-France, ne peuvent être répercutées sur le locataire que si l'inventaire des charges le prévoit expressément.

Les CGV (B2B et B2C) et les conditions générales d'achat

Les conditions générales de vente informent le client des conditions de vente d'un produit ou d'une prestation de services, et encadrent la relation entre le vendeur et ses clients. Face à un particulier, leur communication est une obligation précontractuelle : elles doivent être fournies avant la conclusion du contrat. Face à un professionnel, les CGV ne sont pas obligatoires en tant que telles, mais dès qu'un client professionnel en fait la demande, l'entreprise est tenue de les communiquer. Un client professionnel de cinq salariés au maximum, qui contracte hors de son activité principale et à distance ou hors établissement, peut être assimilé à un consommateur, ce qui impose d'appliquer les mentions prévues pour les particuliers.

Envers un professionnel, les CGV doivent préciser les conditions de vente ou d'exécution de la prestation, le barème des prix et les éventuelles réductions, ainsi que les conditions de règlement, dont le délai de paiement et le taux des pénalités de retard, qui ne peut être inférieur à trois fois le taux de l'intérêt légal. L'indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement doit aussi y figurer. Envers un particulier, les CGV doivent en plus indiquer les caractéristiques essentielles du bien ou du service, son prix toutes taxes comprises, le délai de livraison, les informations relatives au professionnel, les garanties légales, et la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation.

L'absence de CGV, ou des CGV incomplètes ou contenant des clauses illicites, coûte cher : l'entreprise perd le bénéfice de ses protections contractuelles, comme les délais de paiement négociés, les clauses limitatives de responsabilité ou la clause de réserve de propriété, et s'expose à une injonction de la DGCCRF assortie d'une amende pouvant atteindre 15 000 euros pour une entreprise individuelle et 75 000 euros pour une société.

Les conditions générales d'achat jouent un rôle inverse aux CGV : c'est l'acheteur professionnel, souvent un donneur d'ordres, qui y fixe ses exigences envers ses fournisseurs, en matière de délais de livraison, de contrôle qualité ou de pénalités. Quand un fournisseur adresse ses CGV et qu'un acheteur répond avec ses propres CGA, sans qu'aucune des deux parties n'accepte expressément le document de l'autre, un désaccord peut naître entre les deux jeux de conditions générales, parfois appelé bataille des conditions générales. Le contrat reste valable si les parties se sont accordées sur les éléments essentiels, prix et objet, mais la clause contradictoire peut être écartée par le juge faute d'accord clair, d'où l'intérêt de faire signer expressément le document qui doit prévaloir.

Entre un fournisseur et un distributeur, la loi impose en plus une convention écrite formalisant les résultats de leur négociation commerciale, avec des mentions obligatoires qui varient selon les produits concernés, dont le barème des prix et les obligations réciproques des parties. Cette convention peut aussi préciser les modalités d'application d'une clause de réserve de propriété. Le non-respect de ces règles expose à une amende administrative pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros pour une société.

Contrat de prestation, agent commercial, distribution

Le contrat de prestation de services engage un professionnel à réaliser une mission définie au profit d'un client, moyennant rémunération. Il repose, selon les cas, sur une obligation de moyens, où le prestataire met en œuvre les diligences nécessaires sans garantir un résultat précis, ou sur une obligation de résultat, où l'absence du résultat promis suffit à caractériser un manquement. Cette qualification détermine l'issue d'un litige en cas d'insatisfaction du client : dans une obligation de moyens, c'est au client de prouver que le prestataire n'a pas mis en œuvre les diligences attendues, tandis que dans une obligation de résultat, le prestataire doit lui-même démontrer une cause étrangère pour s'exonérer.

L'agent commercial est un mandataire indépendant, chargé de négocier, et éventuellement de conclure, des contrats de vente, d'achat, de location ou de prestation de services, au nom et pour le compte d'une entreprise mandante. À la différence d'un distributeur, il n'achète jamais les produits qu'il vend et n'en devient donc jamais propriétaire. Il exerce de manière indépendante, mais reste tenu envers son mandant d'un devoir de loyauté. La rupture d'un contrat à durée indéterminée impose un préavis d'un mois pendant la première année, de deux mois pendant la deuxième, et de trois mois à partir de la troisième. Sauf faute grave de l'agent ou cessation à son initiative, la fin du contrat ouvre droit à une indemnité compensatrice du préjudice subi, évaluée en pratique par les tribunaux le plus souvent entre deux et trois années de commissions brutes selon la durée de la relation, à condition que l'agent notifie son intention de la réclamer dans le délai d'un an suivant la cessation.

Le contrat de distribution exclusive organise la revente de produits sur un territoire donné par un distributeur qui achète les produits en son nom et pour son compte, ce qui le distingue de l'agent commercial. Le fournisseur s'engage à ne pas vendre lui-même, ni à désigner un autre distributeur, sur le territoire attribué, en contrepartie de quoi le distributeur accepte des objectifs de volume, de stock ou de promotion. Ce contrat, non défini par un texte particulier, reste librement négocié entre les parties, à l'exception de la durée d'une clause d'exclusivité, qui ne peut excéder dix ans à durée déterminée. À défaut de clause de renouvellement, un contrat à durée déterminée arrivé à son terme prend fin automatiquement ; un contrat à durée indéterminée impose un préavis raisonnable, apprécié au regard de l'ancienneté de la relation.

Les clauses qui protègent

Plusieurs clauses reviennent dans la plupart des contrats commerciaux, précisément parce qu'elles anticipent l'inexécution ou le litige avant qu'il ne survienne. La clause pénale fixe à l'avance le montant des dommages et intérêts dus par la partie qui n'exécute pas ses obligations, sans que le créancier ait à prouver l'étendue de son préjudice. L'article 1231-5 du Code civil encadre son application : le juge peut, même d'office, réduire la pénalité si elle est manifestement excessive, ou l'augmenter si elle est manifestement dérisoire. Ce pouvoir de révision est d'ordre public, ce qui signifie qu'aucune clause du contrat ne peut l'exclure, y compris entre deux professionnels. Sauf inexécution devenue définitive, la clause pénale ne peut être appliquée qu'après une mise en demeure préalable restée sans effet.

La clause attributive de juridiction désigne à l'avance le tribunal compétent en cas de litige, plutôt que d'attendre les règles habituelles de compétence territoriale. Pour être valable, elle doit être écrite et rédigée de façon claire et apparente, faute de quoi elle risque d'être écartée par le juge saisi. Elle évite le désaccord sur le tribunal compétent au moment où le litige éclate, ce qui la rend utile avec un partenaire installé loin du siège de l'entreprise.

La clause de réserve de propriété permet au vendeur de rester propriétaire de la marchandise vendue jusqu'au paiement intégral du prix, l'acheteur n'étant, entre-temps, que possesseur du bien livré. Cette clause déroge au principe habituel selon lequel la vente transfère la propriété dès l'accord des parties sur la chose et sur le prix, avant même le paiement ou la livraison. Elle prend tout son intérêt en cas de procédure collective ouverte contre l'acheteur : tant que la marchandise reste identifiable dans son patrimoine, le vendeur impayé peut engager une action en revendication auprès du mandataire judiciaire, ce qui le place dans une situation bien plus favorable qu'un créancier ordinaire.

Protéger son nom : la marque

Un nom, un slogan ou un logo qui identifient une entreprise ou un produit peuvent être protégés en les déposant comme marque auprès de l'Institut national de la propriété industrielle. Avant tout dépôt, il faut vérifier que le signe choisi est disponible, c'est-à-dire qu'il n'est pas déjà utilisé par un tiers pour des produits ou services similaires, faute de quoi le dépôt s'expose à une opposition ou à une action en contrefaçon. Le dépôt se fait en ligne, en choisissant les classes de produits et de services concernées, puisque la protection ne s'applique que dans les catégories effectivement revendiquées.

Une fois enregistrée, la marque est protégée pendant dix ans, un délai renouvelable indéfiniment tant que les formalités et les taxes sont acquittées à temps. Le coût du dépôt dépend du nombre d'éléments et de classes à protéger. Sans dépôt, un concurrent reste libre d'utiliser un signe identique ou proche, ce qui prive l'entreprise de tout recours efficace en cas de confusion créée dans l'esprit de la clientèle. Le nom commercial ou l'enseigne, à la différence de la marque, se protège dès sa première utilisation dans un document, mais cette protection reste plus fragile et limitée à la zone où l'entreprise est réellement connue.

Questions fréquentes

Un contrat commercial doit-il obligatoirement être écrit pour être valable ?

Non, en principe la liberté contractuelle permet de conclure un contrat commercial verbalement. En pratique, un écrit reste presque toujours nécessaire pour prouver ce qui a été convenu, et certains contrats précis, comme un bail commercial de plus de douze ans ou une convention entre fournisseur et distributeur, doivent respecter un formalisme écrit imposé par la loi.

Quelle est la durée minimale d'un bail commercial ?

La durée d'un bail commercial ne peut jamais être fixée en dessous de neuf ans. Le locataire garde néanmoins la possibilité de donner congé à l'expiration de chacune des trois périodes triennales, en respectant un préavis d'au moins six mois avant l'expiration de la période triennale en cours.

Le bail commercial doit-il obligatoirement être enregistré auprès des impôts ?

Non, l'enregistrement n'est pas une condition de validité du bail entre le bailleur et le locataire. Il devient utile pour donner au contrat une date certaine et le rendre opposable aux tiers, moyennant le paiement d'un droit fixe prévu par le Code général des impôts.

Les CGV sont-elles obligatoires entre deux entreprises ?

Non, les CGV ne sont pas obligatoires entre professionnels, mais dès qu'un client professionnel en fait la demande, l'entreprise est tenue de les lui communiquer. Face à un client particulier, en revanche, fournir les CGV avant la conclusion du contrat est une obligation précontractuelle d'information.

Un juge peut-il réduire le montant d'une clause pénale jugée trop élevée ?

Oui, l'article 1231-5 du Code civil permet au juge de réduire, même d'office, une clause pénale manifestement excessive, ou au contraire d'augmenter une pénalité manifestement dérisoire. Ce pouvoir de révision est d'ordre public et ne peut pas être écarté par une clause du contrat.

Combien de temps dure la protection d'une marque déposée à l'INPI ?

Une marque déposée et enregistrée auprès de l'Institut national de la propriété industrielle est protégée pendant dix ans. Cette protection est renouvelable indéfiniment, à condition de respecter les formalités et de payer les taxes de renouvellement dans les délais prévus.

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